Contrairement à un Bouissou qui se permet de traiter un jeune avocat Polynésien de « cheveu sur la soupe », ou à un Tefaarere qui voit des « fins de cycle » alors que le sien n’a jamais démarré, l’UDSP tient à féliciter tous les candidats aux Sénatoriales. Bonne chance, et que les meilleurs gagnent !
L’UDSP s’associe toutefois au désespoir d’Emma Algan de ne pas voir M. Bouissou reconnu par ses pairs autrement que comme le garde-chiourme du groupe To tatou ai’a à l’APF. Tong Sang l’a pesé et trouvé trop léger… Après la mairie de Faa’a, JCB voit donc un autre de ses rêves (être sénateur) s’envoler.
Dans sa volonté d’user des mêmes ressorts paranoïaques, To tatou ai’a axe sa campagne sur deux points : la peur de voir l’indépendance abordée au Sénat, et les prétendues relations privilégiées avec le pouvoir en place à Paris.
Au premier point, nous renverrons M. Bouissou à la profession de foi commune de nos candidats, et nous lui rappellerons que le Sénat, comme l’assemblée nationale est un espace d’expression libre au sein de la République.
Au second point, nous attendrons de voir si les candidats Tong Sang et Vernaudon obtiennent l’investiture de l’UMP, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Et même dans cette hypothèse, on s’interrogera sur la réalité de ces relations « privilégiées ». En effet, du retrait unilatéralement décidé par Paris du RIMAPP et de la BA 190, au refus de l’Etat d’assumer sa part du financement du Régime de Solidarité, en passant par le « niet » catégorique de Jégo à l’aide au fonctionnement de l’Hôpital, force est de constater que To tatou ai’a et son Président n’obtiennent rien, sinon un désengagement déguisé en « nouvelle donne ». Il n’y a qu’à examiner toutes les actions de l’Etat financées par la Polynésie dans le cadre du contrat de projets pour s’en convaincre définitivement.
Nous encourageons donc tous les candidats à placer leur campagne sous le signe du courage et de la détermination, et non de la résignation docile. Ce dont les maires et autres grands électeurs auront besoin à Paris ce sont de véritables « ‘aito », désireux et capables de défendre l’intérêt des populations qu’ils représentent. Ce dont ils n’ont pas besoin, c’est d’une paire de béni-oui-oui dont la spécialité est de promettre plus pour obtenir moins.
Pour les représentants UDSP de l’APF
Le président du groupe,
JACQUI DROLLET.
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